Appell für ein zeitgemässes Sexualstrafrecht

Sexuelle Selbstbestimmung schützen

Sexuelle Selbstbestimmung ist ein grundlegendes Menschenrecht: Sex braucht die Zustimmung von allen Beteiligten! Das Gesetz muss endlich die sexuelle Selbstbestimmung besser schützen!

Wir fordern die Revision des Schweizerischen Strafgesetzbuches, damit alle sexuellen Handlungen ohne Einwilligung angemessen bestraft werden können. Die Straftatbestände Art. 189 (sexuelle Nötigung) und Art. 190 (Vergewaltigung) sollen entsprechend ergänzt werden. Die Subsumierung aller sexuellen Handlungen ohne Einwilligung unter Art. 198 (sexuelle Belästigung) ist unangemessen.

Das aktuelle Strafrecht ist veraltet: Es anerkennt eine sexuelle Handlung gegen den Willen der betroffenen Person nur dann als schweres Unrecht, wenn das Opfer dazu genötigt wurde – z.B. durch Gewalt oder Drohung. Vom Opfer wird damit indirekt verlangt, dass es sich zur Wehr setzt und weitere Verletzungen in Kauf nimmt. Ein «Nein» allein genügt nicht und so bleiben massive Eingriffe in die sexuelle Selbstbestimmung in der Schweiz regelmässig straflos.

Diese Gesetzgebung verstösst gegen die menschenrechtlichen Verpflichtungen, die die Schweiz 2018 mit der Ratifizierung der Istanbul-Konvention übernommen hat, und muss dringend revidiert werden.

Die geforderte Revision führt zu keiner Umkehr der Beweislast. Die Unschuldsvermutung wird nicht angetastet. Es bleibt weiterhin die Aufgabe der Anklage, zu beweisen, dass die beschuldigte Person ohne die Einwilligung des Opfers gehandelt hat.

Das Gesetz muss endlich festschreiben, dass das grundlegende Unrecht eines sexuellen Übergriffs nicht Zwang oder Gewalt ist, sondern die Missachtung der sexuellen Selbstbestimmung. Damit würde auch ein wichtiges Signal nicht nur an die Opfer von sexuellen Übergriffen, sondern auch an die potenziellen TäterInnen gesandt: Sexuelle Gewalt wird in der Schweiz nicht toleriert!


Appel pour une révision du droit pénal sexuel

Protéger l’autodétermination sexuelle

L’autodétermination sexuelle est un droit humain fondamental : chaque rapport sexuel requiert le consentement de toutes les personnes impliquées ! La loi doit enfin mieux protéger l’autodétermination sexuelle !
Nous demandons une révision du code pénal suisse, afin que tous les actes sexuels non consentis puissent être punis de manière adéquate. Les infractions prévues à l’article 189 (contrainte sexuelle) et 190 (viol) doivent être complétées en conséquence. L’inclusion de tous les actes sexuels non consentis sous l’article 198 (désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel) n’est pas appropriée.
Le droit pénal actuel est dépassé : il ne reconnaît un acte sexuel contre la volonté de la personne concernée comme une grave injustice que si la victime y a été contrainte – par exemple par la violence ou la menace. Il est donc indirectement demandé à la victime de se défendre et de s’exposer ainsi à d’autres blessures. Un „non“ ne suffit pas, et des atteintes massives à l’autodétermination sexuelle restent donc régulièrement impunies en Suisse.
Cette législation n’est pas compatible avec les dispositions relatives aux droits humains que la Suisse a adoptées en 2018 lorsqu’elle a ratifié la Convention d’Istanbul et doit être révisée de toute urgence.
La révision demandée ne conduit pas à un renversement du fardeau de la preuve. La présomption d’innocence n’est pas affectée. Il incombe toujours à l’accusation de prouver que la personne accusée a agi sans le consentement de la victime.
La loi doit enfin établir que l’injustice fondamentale lors d’une agression sexuelle n’est pas la coercition ou la violence, mais le mépris de l’autodétermination sexuelle. Cela enverrait non seulement un signal important aux victimes d’agressions sexuelles, mais aussi aux auteur·e·s potentiel·le·s : la violence sexuelle n’est pas tolérée en Suisse !